Nouvel An

Réaliser un album tout en se battant contre la dépression est un exercice difficile.
La création m'aide énormément, mais me fragilise en même temps.
Assailli de doutes, il y a des périodes où je suis obsédé par des détails infimes.
J'écoute des mixes des dizaines de fois en n'y détectant que les points faibles.
D'un autre côté, chaque petite amélioration est une grande victoire.

Depuis une semaine, j'ai baissé le dosage de mes médocs.
J'étais plein d'optimisme en revenant de la pharmacie, persuadé que les boîtes
que je venais d'acheter seraient les dernières.
Aujourd'hui, je patauge.
Je m'endors difficilement, je me réveille trop tard.
Le niveau d'anxiété remonte, et cela me rend nerveux.

Les violences imbéciles du Nouvel An à Molenbeek me désespèrent.
Ca s'est passé à quelques centaines de mètres de chez moi,
on pouvait entendre les sirènes et sentir l'odeur de brûlé.
Ce genre d'épisode, presque banal, me fait toujours douter du genre humain.
J'ai l'impression qu'on n'en sortira jamais, qu'il y aura toujours cete portion de
crétins nuisibles qui gâcheront les efforts des autres.

Je n'arrive pas à accepter ce genre de choses.
A m'en foutre.

Malgré tout, pas à pas, péniblement, je m'approche de la fin du mixage des 14 titres choisis.
Enfin, je crois....

Sur mon scooter, ce matin, une idée de texte.
J'ai rangé ça vite fait dans mes carnets, ce n'est pas le moment
de me lancer dans l'écriture d'un nouveau titre.
Con-cen-tré.


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